mardi 25 novembre 2014

Envie d'assister à L'AG des anciens marins de la Jeanne d'Arc? une visite à Utah Beach

Les plages du débarquement
UTAH BEACH

Pour vous donnez encore plus l'envie de venir à l'AG des anciens marins de la Jeanne d'Arc, je vous propose une petite vista à Utah Beach…

photo © JM Bergougniou

Utah Beach est l'appellation d'une des cinq plages du débarquement de Normandie le 6 juin 1944. Plage la plus à l'ouest des zones du débarquement allié et la seule située sur la côte nord-est du Cotentin, à l'ouest de l'estuaire de la Vire (les quatre autres se trouvent sur la côte du Calvados), Utah Beach s'étendait de Sainte-Marie-du-Mont jusqu’à Quinéville sur environ 5 km de long, avec une zone d'assaut principal à hauteur de Varreville.



photo © JM Bergougniou

Elle fut ajoutée aux plans initiaux du débarquement, du fait d'un plus grand nombre de chalands de débarquement finalement disponibles et permettait ainsi d'avoir une tête de pont plus proche du port de Cherbourg.


photo © JM Bergougniou


Le débarquement à Utah Beach fut certainement le moins coûteux en vies humaines et celui avec les résultats, à la fin de la première journée, les plus proches des objectifs initiaux des Alliés. La 4e division d'infanterie américaine n'y rencontra qu'une relativement faible résistance ennemie, en contraste avec Omaha Beach l'autre plage du secteur américain.

 

photo © JM Bergougniou

Les fortifications allemandes y étaient moindres du fait d'une configuration des lieux jugée peu propice par les Allemands pour un débarquement. En effet, la plage se trouve sur un cordon littoral adossé à des zones marécageuses. Le débarquement américain sur Utah sera donc précédé d'une opération aéroportée de nuit, elle coûteuse en vies humaines, sur Sainte-Mère-Égliseet Chef-du-Pont afin de contrôler les quelques routes au travers des marais permettant les sorties de plage.



photo © JM Bergougniou

Depuis 1962, le Musée du Débarquement de Utah Beach retrace toute l'histoire du D-Day.

le musée photo © JM Bergougniou

C'est à 6 h 30 le 6 juin, après une intense préparation d'artillerie et d'un bombardement aérien efficace des principales positions allemandes, que la 4e division d'infanterie US est engagée. 

hommage à l'un des premiers morts photo © JM Bergougniou

 Deux escadrons de chars DD amphibies sont mis à l'eau à 3 kilomètres du rivage. Ils rejoignent la plage par leurs propres moyens grâce à deux hélices et une jupe de caoutchouc. Ils s'approchent en deux vagues d'assaut, 12 chars pour l'une, 16 pour l'autre, de la plage où ils commencent à tirer sur les positions des Allemands alors que ceux-ci peinent à réorganiser leur défense après le terrible et efficace bombardement allié qui vient juste de cesser.


Char US photo © JM Bergougniou

En raison d’une erreur de navigation, les premières vagues d’assaut prirent pied à environ 2 kilomètres au sud de l'endroit prévu. Heureuse erreur pour les Alliés puisque les défenses allemandes étaient ici nettement moins redoutables. Pendant le début du débarquement de la division d'infanterie américaine, les tirs allemands sont nourris mais peu précis et peu à peu, les positions de mitrailleuses allemandes sont rapidement neutralisées.


photo © JM Bergougniou

La plage est aux mains des Alliés assez rapidement. La marée se retirant, découvre les défenses des plages que les unités du génie commencèrent à éliminer moins d'une heure après le début du débarquement, afin d'ouvrir des passages aux chalands de débarquement de matériels et véhicules lourds. Deux heures après le débarquement, le mur antichar fut dynamité en plusieurs endroits et les chars purent commencer leur progression à l'intérieur des terres. La jonction des troupes débarquées et des parachutistes se fit en début d'après midi du côté de Pouppeville.

photo © JM Bergougniou

photo © JM Bergougniou

photo © JM Bergougniou

photos ©JM Bergougniou

Achtung minen photos ©JM Bergougniou


Dans les 12 premières heures, ce sont 23 250 hommes, 1 700 véhicules de combats et 1 695 tonnes d'approvisionnement qui seront débarqués sur cette plage.

Par la suite, une véritable logistique d'approvisionnement va être mise en place à Utah Beach par la brigade spéciale de génie américain, forte de 19 500 hommes, brigade qui sera portée dans les semaines qui suivent à près de 70 000 hommes. 



US NAVY photos ©JM Bergougniou

photos ©JM Bergougniou

photos ©JM Bergougniou


Cette unité, commandée par le major général Eugene Meode Caffey, permettra de juin à novembre 1944 le débarquement sur la plage et l'acheminement jusqu'au front de836 000 hommes, 220 000 véhicules de la jeep à la locomotive, 775 000 tonnes d'approvisionnements. 


Liberty ship photos ©JM Bergougniou

LST photos ©JM Bergougniou

les cartes photos ©JM Bergougniou

En effet, privé rapidement de leur port artificiel de Saint-Laurent-sur-Mer détruit par la tempête du 19 juin, les Américains durent imaginer des solutions de rechange, la plage sera donc utilisée par des chalands mais aussi par des échouages volontaires de bateaux de plus fort tonnage, repris ensuite par la marée montante. Le quartier général de cette unité de génie sera durant les premières semaines établi dans le premier blockhaus pris aux Allemands à Utah Beach. Sur celui-ci s'élève aujourd'hui le monument à la mémoires des hommes de la 1re brigade de génie.



bonnet FNFL photos ©JM Bergougniou

photos ©JM Bergougniou

  • Comparativement à Omaha Beach, Utah Beach fut un succès, et ce dû à plusieurs facteurs :
  • Moins de fortifications allemandes comparé à d'autres plages. La défense est largement fondée sur l'isolement du cordon littoral de l'intérieur du pays par les zones inondées.



B 26 photos ©JM Bergougniou


  • Un bombardement avant l'assaut efficace : beaucoup des grands bunkers identifiés, comme la batterie côtière près de Saint-Martin-de-Varreville, furent détruits par les B-26 Marauder, bombardiers moyens de la 9e US Air Force, volant à moins de 5 000 pieds (1 600 m) et fournissant aussi un appui aérien rapproché aux forces d'assaut.

  • GMC photos ©JM Bergougniou

  • Les tanks DD: 28 des 32 tanks amphibies ont atteint le rivage car ils ont été mis à l'eau 2 fois plus près de la plage qu'à Omaha et furent aussi capables de se diriger dans le courant de manière plus efficace pour éviter la houle.
  • L'erreur sur la zone de débarquement avec un débarquement vers une zone plus au sud que prévue se révélant une des zones de sortie de plage la moins fortifiée.


  • photos ©JM Bergougniou

    Les troupes parachutistes : la différence la plus significative fut les 13 000 hommes de la 101e et de la 82e division aéroportée qui combattaient déjà dans l'intérieur des terres lors du début du débarquement. Cinq heures avant la première vague d'assaut, les troupes parachutées ou arrivées par planeurs combattaient au-delà des plages, éliminant l'ennemi des positions le long des sorties de plages et créant la confusion parmi les Allemands, prévenant ainsi toute contre-attaque organisée de la part de l'ennemi vers les zones de débarquement.

    mitrailleuse 12,7 mm photos ©JM Bergougniou

    Et bien entendu le repas sera pris au ROOSEVELT…


    photo ©JM Bergougniou


    photos ©JM Bergougniou

    lundi 24 novembre 2014

    Assemblée Générale 2015 Cherbourg anciens Jeanne d'Arc

    Anciens Marins PH Jeanne d'Arc
    Assemblée Générale 2015 Cherbourg

    L'assemblée générale des anciens Marins de la Jeanne d'Arc se tiendra en juin 2015 à Cherbourg avec des activités nombreuses et variées. 

    L'activité tournera autour de l'Action de l'Etat en Mer avec la visite de la Base navale et en fonction des disponibilités des diverses unités de la visite de l'Abeille Liberté, fleuron de la flotte de la Manche, d'un PSP (Pluvier, Cormoran, Flamant) et du BBPD de la Manche  Vulcain.

    Pour vous inciter à visiter le nord Cotentin, voici quelques images des sites que nous pourrons visiter


    la zone Cotentin photo © JM Bergougniou

    La Préfecture maritime de la Manche s'étend de la frontière belge à Granville.

    Napoléon a fait de Cherbourg un grand port photo © JM Bergougniou

    Le terrain est gagné sur la mer au 19e siècle. Nommé place du Rempart sur le plan de la ville de 1833, elle est baptisée place Napoléon à l'occasion du transbordement des cendres de l'Empereur, dans la rade de Cherbourg, sur le vapeur La Normandie, le 8 décembre 1840. 
    En 1858, elle se termine par le quai Napoléon, construit en granit et pavé sur une largeur de 10 mètres, en prolongement à la jetée de l'Ouest.

    Il désigne l'Arsenal photo © JM Bergougniou


    Afin de rendre hommage à Napoléon Ier, à l'origine du port militaire de la ville, la municipalité choisit en 1855 Armand Le Véelafin d'ériger d'ériger une statue équestre en bronze de l'Empereur. Elle est inaugurée le 8 août 1858 à l'occasion de la présence de plusieurs jours de Napoléon III et d'Eugénie à Cherbourg, pour l'inauguration de la ligne Caen-Cherbourg, le lancement du Ville de Nantes, l'immersion du troisième bassin du port militaire et la visite de la Reine Victoria.

    Gatteville Barfleur photo © JM Bergougniou

    La grande rade de Cherbourg photo © JM Bergougniou


    Situé à terre, à 2 kilomètres au nord du port de Barfleur, le phare de Gatteville construit entre 1829 et 1834, guide les navigateurs dans le dangereux passage du raz de Barfleur. Il est composé de 11.000 pierres de taille en granit.

    Il mesure 75,00 m de haut, c'est le 2 ème phare de France et d'Europe.

    Cherbourg, place forte depuis l'époque romaine, fut l'une des forteresses les plus solides de la guerre de Cent Ans. Mais la cité ne dispose jusqu'au 18e siècle que d'un port d'échouage, aux faibles activités commerciales et sans aménagement militaire.

    l'Arsenal photo © JM Bergougniou

    Désireux, dans le contexte de la guerre d'indépendance des États-Unis, de disposer d'un grand port militaire sur la Manche, comparable à celui de Brest sur l'Atlantique, Louis XVI décide l'édification d'un port militaire dans le Cotentin. En 1777, deux projets lui sont présentés : l'ingénieur en chef des Ponts et chaussées et des ports de la généralité de Caen, Armand Lefebvre, prévoit dans le premier la fortification de la rade de Cherbourg autour du port de commerce agrandi. Choquet de Lindu, directeur du génie maritime, privilégie dans le second la construction d'un arsenal de première classe à la Hougue.

    La porte de l'Arsenal photo © JM Bergougniou


    En 1813, la digue du large qui fait de la rade de Cherbourg la plus grande rade artificielle au monde est achevée. Il charge l'ingénieur Joseph Cachin du creusement, à l'ouest de la ville, de l'avant-port militaire, inauguré le 27 août 1813 par l'impératrice Marie-Louise, et décide de déplacer l'Arsenal au même endroit.


    Les forts photo © JM Bergougniou

    A partir de 1803, protégé des attaques anglaises, Cherbourg devient un repaire de corsaires.

    Les bassins Charles X (commencé en 1814 — 290 x 220 x 18 mètres) et Napoléon III (commencé en 1836 — 420 x 200 x 18 mètres) du port militaire sont respectivement inaugurés le 25 août 1829 en présence du dauphin, et le 7 août 1858 par le couple impérial.


    l'entrée de l'Arsenal photo © JM Bergougniou

    « Le port militaire, situé dans la partie N.-O. de la ville, est entouré d'une puissante ceinture de fortifications, qui se développent sur une étendue de plus de 5 kilomètres. Elles sont elles-mêmes protégées par de nombreux ouvrages avancés, et par une large fosse que la mer emplit à chaque marée. Pour gagner le Grand-Port, on suit à partir de la place d'Armes, la rue de la paix et la rue de l'Abbaye, dont l'un des côtés est occupé dans toute sa longueur par l'atelier de la corderie. À l'extrémité, se trouve la route qui mène à la porte Sud de l'enceinte fortifiée. On franchit le fossé au moyen d'un pont-levis, et on arrive en présence d'une haute muraille, qui englobe les divers édifices maritimes, les ateliers, les cales de construction et les bassins, interdisant ainsi l'accès du port à toute personne étrangère à la marine, et non munie d'un permis de circulation
    photo (c) JM Bergougniou



    Cherbourg, seul port en eau profonde de la région, est l’objectif premier des troupes américaines débarquées à Utah Beach. La bataille de Cherbourg doit donner aux Alliés un support logistique pour le ravitaillement humain et matériel des troupes.

    Les troupes américaines encerclent la ville le 21 juin. Après de furieux combats de rue et les tirs nourris des cuirassés contre les batteries allemandes le 25, après une âpre résistance du fort du Roule, le général Karl von Schlieben, l’amiral Walter Hennecke et 37 000 soldats se rendent le 26 à 16 h au général Collins. L’arsenal et les forts de la digue résistent une journée de plus.

    Après la prise de Cherbourg, les Allemands avaient si consciencieusement démoli et miné le port, que les premiers navires n’y accostent qu’à la fin de juillet. Il faut attendre à la mi-août pour que le port soit en partie utilisable.



    La Hague photo © JM Bergougniou


    Presqu'île sur une péninsule, à la pointe nord-ouest du Cotentin, le cap de la Hague offre des paysages remarquables et sauvages et a gardé, pour l'essentiel, ses villages et son habitat traditionnel. 


    Le site abrite l'usine de retraitement de déchets nucléaires souvent nommée simplement « La Hague ».

    photo (c) JM Bergougniou

    Le phare de la Hague, ou phare de Goury, s'élève à 800 mètres au large du cap de la Hague (Manche), sur le rocher dit « le Gros du Raz ».

    Il signale le raz Blanchard, l'un des courants de marée les plus forts d'Europe, et le passage de la Déroute entre le cap de la Hague et l’île d’Aurigny.


    photo (c) JM Bergougniou


    Après de multiples naufrages de navires à l'abord du raz Blanchard, il a été décidé d'édifier un phare au large d'Auderville et du port de Goury.

    Il a été construit à partir de 1834 en 3 ans, sur les plans de l'ingénieur Morice de La Rue. Mis en service en 1837, il est électrifié en 1971. Automatisé en 1989, les derniers gardiens partent en mai 1990.



    photo (c) JM Bergougniou


    Le sémaphore de La Hague veille sur le Raz Blanchard. Là où passe l'un des courants les plus forts du monde, dans un site extraordinaire, à la pointe du Cotentin

    sémaphore de La Hague photo © JM Bergougniou



    Un exercice militaire grandeur nature est organisé en ce début de juin 1912.
    Plusieurs bâtiments de surface de la 3e escadre (six cuirassés et trois croiseurs) sont partis de Brest le 7 juin au soir et font route vers la pointe du Cotentin.

    Les sous-marins de l'escadrille de Cherbourg, le Vendémiaire, le Messidor et le Floréal ont pour mission de simuler une attaque des navires de guerre le lendemain matin.

    Monument aux morts du Vendémiaire photo © JM Bergougniou


    Aux Morts du Vendémiaire photo © JM Bergougniou




    Aux aurores, les submersibles sont en position et attendent la flottille. Passant en plongée, les sous-marins traquent leur proie pour simuler un tir de torpille. Le Vendémiaire prend pour cible le cuirassé Saint-Louis (classe Charlemagne) en essayant de se placer de manière à faire mouche au premier coup. Pour une raison inconnue, le sous-marin se met alors en immersion périscopique et se retrouve en plein sur la route duSaint-Louis lancé à pleine vitesse. Ce dernier ne peut éviter le choc et leVendémiaire se retrouve alors coupé en deux par la coque épaisse du cuirassé.

    Le plus pittoresque des ports de la Hague est sans nul doute Port Racine à Saint-Germain-des-Vaux, réputé pour être le plus petit de France avec une surface de 800m2 et une ouverture entre les deux jetées de 11m.


    Port Racine porte le nom d'un des derniers corsaires qui sévissaient sous Napoléon, le capitaine François-Médard Racine (1774-1817).

    Au début de l'année 1813, il choisit cet endroit comme refuge stratégique. Il construisit une jetée pour se protéger du mauvais temps et éviter de se faire repérer par les navires ennemis. De là, il pouvait rapidement lancer sa goélette l' "Embuscade" sur les navires doublant le cap de la Hague ou faisant du trafic avec les îles anglo-normandes.



    Port racine  photo © JM Bergougniou

    la Cité de la Mer



    La Cité de la Mer est un parc scientifique et ludique, inaugurée le 29 avril 2002 à Cherbourg-Octeville, consacrée à l'exploration sous-marine et à la découverte des grandes profondeurs, complété en 2012 par un nouvel espace Titanic, retour à Cherbourg.

    photo (c) JM Bergougniou

    Elle a pris place dans le bâtiment Art déco de l'ancienne gare transatlantique de Cherbourg.

    photos (c) JM Bergougniou

    photos (c) JM Bergougniou



    Le Redoutable est le premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) construit par l'arsenal et lancé à Cherbourg par le président de la République de l'époque, le général de Gaulle le 29 mars 1967.

    Admis au service actif entre 1971 et 1985, Le Redoutable a été désarmé en 1991 après 58 patrouilles opérationnelles, il a rejoint La Cité de la Mer le 4 juillet 2000. Il est à l’heure actuelle le plus grand sous-marin nucléaire lanceur d'engins visitable

    photos (c) JM Bergougniou



    L'arsenal de Cherbourg est spécialisé dans la construction de sous marins. Ceux-ci sont à propulsion nucléaire pour la France (SNLE de classe Le Triomphant et classe Suffren en projet), ou à propulsion classique diesel-électrique pour l'exportation (type Scorpène).

    Face à la baisse des besoins, la Marine a depuis les années 2000 ouvert l'enceinte de l'arsenal au secteur privé. Elle loue dans la partie nord 50 000 m² de terrain à deux entreprises : le centre de gestion sécurisé d'Euriware (100 employés) et les chantiers navals Ican (170 salariés), spécialisés dans la construction des bateaux de service.



    photo (c) JM Bergougniou

    photos (c) JM Bergougniou